
photographie Energ’ethique
Une installation de panneaux photovoltaïque est composée :
- de modules, assemblage de cellules photovoltaïques interconnectées
- d’onduleurs
- de câbles et connecteurs
L’assemblage de ces éléments sur un même site est un facteur de risques important pouvant générer des départs de feu au sein des parcs photovoltaïques.

Les causes d’un départ de feu dans une centrale photovoltaïque :
Sur les panneaux photovoltaïques (info Ministère de la Transition Ecologique) :
- Des travaux par point chaud lors d’une maintenance par exemple,
- Un défaut de conception ou de montage qui conduit à une surchauffe sur le panneau (diode, mauvais contact, soudure),
- Un impact de foudre peut à la fois endommager le panneau et provoquer son inflammation immédiate, voire retardée en cas d’endommagement partiel,
- Un arc électrique peut être provoqué par un court-circuit au niveau du panneau (vieillissement),
- Une erreur de montage des panneaux lors de leur installation,
- L’agression par un feu extérieur,
- Une maintenance mal effectuée, que ce soit au niveau du panneau en lui-même, de sa structure porteuse ou de son environnement (présence de combustible indésiré, végétal ou non, à proximité du panneau).
Sur les équipements électriques (info Ministère de la Transition Ecologique) :
- La présence d’un point chaud (travaux),
- L’apparition d’un arc électrique, usure des connections ou conditions météorologiques
extrêmes, - Agression par un feu extérieur au bâtiment,
- Agression par un feu se développant dans le bâtiment,
- Impact de foudre,
- Choc mécanique qui peut conduire à une détérioration du matériel et donc in fine soit
à un risque d’électrisation pour le personnel d’intervention soit à un départ de feu, - La présence d’éléments combustibles (y compris végétaux) au contact direct
d’éléments sous tension.
Les sautes de feu
Les sautes de feu sont des projections de particules enflammées en avant du front de feu où elles sont à l’origine de foyers secondaires
Il a été observé en France, des sautes supérieures à 1 km, et même quelques cas particuliers de sautes multiples à 2 km.
L’intervention des secours
L’intervention des secours sur ce type de site est compliqué du fait qu’ils ne peuvent intervenir à l’intérieur du parc et qu’ils sont par conséquent contraints d’utiliser les bornes incendie extérieurs au parc.
Ces installations possèdent trois spécificités (https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr) :
- Le réseau étant à courant continu, il provoque sur les secouristes des paralysies musculaires beaucoup plus facilement que le courant alternatif. Outre le risque cardiaque et respiratoire, la tétanie empêche le réflexe de lâcher le conducteur (tresse ou câble par exemple)
- ces installations produisent de l’énergie tant que dure la lumière du jour et le réseau en amont des onduleurs ne peut être mis hors tension
- ces installations s’étendent sur de grandes surfaces constituant un ensemble de connectiques important et sensible.
Ajouter à cela d’une part, qu’il est interdit d’utiliser de l’eau ou de la mousse pour éteindre un incendie sur des modules ou sur des onduleurs et d’autre part que sans équipement d’isolation, il est interdit d’approcher les circuits en courant continu (zone de sécurité obligatoire).
Un autre élément à prendre en compte dans la gestion du risque incendie, est la présence possible de batteries au lithium dans les parcs photovoltaïques qui explosent ou prennent feu très facilement, l’actualité nous le rappelle régulièrement.
Nous ne pouvons pour conclure qu’être en accord avec les propos de Monsieur Christian DUPRAZ, inventeur du concept de l’agrivoltaisme, dans la revue Plein Soleil publié le 10 Avril 2025 : « …Les projets doivent être hors de vue directe des habitations. Personne ne peut accepter d’avoir un océan de panneaux photovoltaïques devant sa fenêtre… ».

Intéressant… Le schéma d’installation est parlant. Il montre ce à quoi nous avons échappé.