Une chanson engagée contre le l’agriphotovoltaisme qui nous vient tout droit du Gers, grâce à la Coordination Nationale PHOTORÉVOLTÉS.
Et cette chanson, on a envie de la fredonner, de la chanter à tue tête dans nos champs, sur notre vélo et même sous la douche (sauf moi 🤣)…
Couplet 1 Dans les vallons silencieux où se lèvent les matins, Là où les champs respirent encore l’odeur du pain, Des messieurs en costume viennent vendre leurs promesses, Avec des mots trop lisses, emballés de sagesse. Ils parlent d’énergie verte, d’un futur radieux, Mais leurs yeux comptent les hectares bien plus que les cieux. Ils veulent planter du métal où poussaient les moissons, Et repeindre nos campagnes d’un noir d’abandon.
Refrain
Non, non, non… pas ces ombres sur nos terres, Pas des miroirs de fer à la place des lumières. Pas nos rivières cerclées d’barbelés électriques, Ni nos collines vendues à des rêves cyniques. Le Gers n’est pas à vendre, il est vivant, il est fier, Et nos enfants méritent mieux… que des panneaux dans la poussière.
Couplet 2 Ils disent aux agriculteurs : « c’est l’argent qu’il vous faut », Mais derrière chaque contrat, un piège sous le tableau. Quand le sol sera brûlé par des tonnes de câblage, Qui répondra présent quand ils plieront bagage ? Les racines étouffées sous leurs plaques de verre, Les oiseaux qui s’enfuient, les haies qui disparaissent… On nous vole l’horizon avec un sourire poli, On repeint le futur en gris… puis on dit que c’est joli.
Refrain
Non, non, non… pas ces ombres sur nos terres, Pas des miroirs de fer à la place des lumières. Pas nos rivières cerclées d’barbelés électriques, Ni nos collines vendues à des rêves cyniques. Le Gers n’est pas à vendre, il est vivant, il est fier, Et nos enfants méritent mieux… que des panneaux dans la poussière.
Pont (parlé ou chanté)
Et quand ils reviendront, nos gosses, chercher nos chemins, Ils ne verront que des carcasses là où jouaient leurs mains. On leur dira : « C’est comme ça… on n’a pas su défendre », Mais il sera trop tard pour réapprendre À marcher dans les blés, à regarder le vent, À reconnaître la terre comme un morceau vivant.
refrain
Debout, debout… pour les plaines et les haies, Pour les fermes, pour les vignes, pour les terres menacées. Qu’ils viennent avec leurs chèques, leurs discours trop parfaits : Nous, on garde nos campagnes, on n’les laissera pas briser. Car le Gers n’est pas à vendre, il est vivant, il est fier… Et nos enfants méritent mieux Que des panneaux comme des pierres.

« Nos collines vendues à des rêves cyniques ». J’en pleurerais tellement c’est ça!