Il est impossible aujourd’hui de dire combien ils sont, des milliers surement, jusqu’à 10 000 possiblement. On les appelle les polyfluoralkylés et les perfluoralkylés (PFAS), au scrabble ça rapporterait beaucoup, dans la vraie vie c’est le futur scandale sanitaire.
Ces composés chimiques ont été découverts en 1940, c’est un mélange de fluor et de carbone, créant une association stable. Dès 1960, on émet des doutes sur leurs effets potentiels sur l’environnement et la santé humaine.
Depuis, on retrouve les PFAS partout dans notre vie quotidienne. Dans les textiles, les vestes, les parapluies, les tapis, les emballages pour la nourriture, les nettoyants divers, les encres de photocopieuse, les smartphones, l’industrie de l’electronique, les cosmétiques, gaz réfrigérants, batteries… .
Et… dans les panneaux photovoltaïques !!!

Selon le Conseil National de la Protection de la Nature, dans sa délibération n°2024-16, « la présence de PFAS sur les panneaux photovoltaïques est avérée et les conséquences sur la santé animale et humaine peuvent être importantes ».
Parmi tout ces PFAS, il y en a un qui nous intéresse plus particulièrement, de son acronyme ETFE et de son vrai petit nom, accrochez-vous, le copolymère tétrafluoroéthylène-hexafluoropropylène utilisé notamment dans les gaines isolantes de câbles électriques et électroniques et dans l’industrie photovoltaïque.
Les PFAS sont très pernicieux, en entrant dans la composition de nombreux produits industriels et de consommation, ils déversent leurs toxicité dans tous les compartiments environnementaux (la terre, l’air, les eaux).
Dans la revue Hygiène & sécurité du travail, document n°281 (Décembre 2025) de l’INRS, « Les PFAS peuvent ainsi diffuser, puis rester dans l’environnement pendant des décennies, voire des siècles, ce qui fait que ces substances sont parfois qualifiées de polluants éternels. Une fois dans l’environnement, les PFAS ont par ailleurs tendance à s’accumuler dans les végétaux. Cette bioaccumulation est également retrouvée chez les animaux et les humains ».
A ce jour, l’exposition à ces molécules serait associée pour l’humain à des maladies chroniques rénales, des atteintes du foie, des troubles de la fertilité… .
