Et ta députée, elle en pense quoi?

Lors d’un débat parlementaire, Mathilde Hignet a défendu une position simple et structurée. Son raisonnement peut éclairer ce qui se joue chez nous.

Priorité aux surfaces déjà artificialisées

Avant d’installer des panneaux sur des terres agricoles, elle propose d’équiper les toitures, parkings, friches et zones déjà bâties.
Pourquoi ? Parce que le potentiel est immense. Selon les estimations publiques (ADEME / RTE), les toitures offriraient déjà un gisement largement suffisant pour atteindre les objectifs solaires nationaux.

Avant de couvrir des prairies à Nort-sur-Erdre, a-t-on sérieusement exploré les hangars, bâtiments industriels, grandes toitures commerciales, parkings ?

Le risque sur le prix des terres

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L’argument central de son intervention est économique. Les loyers proposés pour des projets agrivoltaïques peuvent atteindre jusqu’à dix fois un fermage agricole classique.

Conséquence mécanique : hausse du prix des terres, difficulté accrue pour les jeunes agriculteurs, concurrence entre production alimentaire et rente énergétique.

À Nort-sur-Erdre, cela pose une question claire : veut-on maintenir une vocation nourricière des terres, ou créer une nouvelle pression spéculative?

La question du recul scientifique

Elle souligne qu’on manque encore de recul sur l’impact réel de certains dispositifs sur les rendements, les sols, l’organisation du travail agricole. Cela signifie qu’un projet expérimental à grande échelle n’est pas neutre. Une fois les structures installées, le paysage, les sols et l’économie locale sont transformés pour des décennies.

Souveraineté énergétique vs souveraineté alimentaire

Son idée n’est pas de refuser le solaire. C’est de dire : la souveraineté alimentaire est aussi stratégique que la souveraineté énergétique. Sans terres agricoles accessibles, il n’y a plus d’agriculture locale.
Sans agriculture locale, la dépendance augmente.

Le débat ne se résume pas à “pour ou contre le solaire”. Mais bien où installer ? A quel coût pour le foncier ? Avec quelles garanties agricoles réelles ? Et avec quelle vision à long terme pour Nort-sur-Erdre ?

Note de publication
Le texte ci-dessus est publié à titre documentaire. Il n’engage que ses auteurs.
Nous ne sommes affiliés à aucune organisation politique ou mouvance nationale.
Si nous relayons certains points de vue, c’est parce qu’ils posent des questions utiles à la compréhension du projet local.
Notre démarche reste indépendante et ancrée ici.

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