Nous avons décidé de changer de vie bien avant le Covid, un besoin de continuer ensemble en changeant tout. La vie d’avant, ce fut des découvertes, de nombreux voyages à travers le monde, des rencontres culturelles…
Nous avons vu la maison, l’environnement, l’horizon ouvert, nous avons entendu le silence et nous sommes tombé amoureux. Depuis nous sommes en vacances, mais dans un gîte à nous.
Des années plus tard, par un triste de jour de novembre, nous avons appris un nouveau mot : l’agrivoltaisme. A priori, les énergies vertes, on est plutôt pour, alors on s’est renseigné, on a cherché et ce que l’on a découvert nous a laissé pantois.
Nous ne parlerons pas ici de l’impact industriel du projet (3000 pieux et 700 tonnes d’acier) qui a été abordé par Patricia dans « Le poids des matériaux, une réalité pas très verte« .
Le Conseil National de la protection de la Nature (CNP) s’inquiète dans sa délibération n°2024-16, « de l’incidence du décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme et aux conditions d’implantation des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels ou forestiers, dont le taux de couverture autorisé à 40% en panneaux photovoltaïques est excessif, et de son incidence sur les zones ayant fait l’objet d’une déprise agricole. Il rappelle que toute installation sur ces espaces s’apparente possiblement à une destruction d’habitats et d’individus d’espèces protégées. Le CNPN recommande de s’assurer que les projets ne se fassent pas au détriment d’une agriculture agro-écologique diversifiée (y compris en termes de diversité génétique des espèces cultivées et élevées) et au détriment de la biodiversité sauvage, tant au niveau de la parcelle qu’au niveau de l’exploitation. L’agrivoltaïsme ne doit en particulier pas conduire à la disparition de haies, de bandes enherbées, d’espaces en jachère et de prairies permanentes à flore diversifiée. »
La liste des nuisances connues sur notre biodiversité est longue :
- impact sur la flore
- impact sur la faune du sol
- impact sur les insectes
- impact sur les chiroptères (chauves-souris)
- impact sur les mammifères non volants
- impact sur les oiseaux
- impact sur les reptiles
- impact sur les amphibiens…

Par contre, les risques de nuisances sur la santé humaine ne sont à ce jour pas connus or aucune distance règlementaire n’est à respecter entre le projet agrivoltaique et les habitations environnantes.
Nous ne souhaitons pas être des cobayes comme l’ont été les travailleurs de l’amiante.
Nous voulons garder notre campagne intacte !
Enfin et pour conclure, selon le Conseil National de Protection de la Nature, « plusieurs études suggèrent que l’objectif de 100 GW de la loi APER peut être atteint en mobilisant uniquement des espaces artificiels (toitures, hangars agricoles existants, parkings, routes, etc.) ».
