Un projet dit agrivoltaïque est actuellement à l’étude à Nort-sur-Erdre, route de La Mine de Languin.
Sur le papier : quatre hectares de panneaux photovoltaïques, répartis sur douze hectares de terres agricoles classées en zone A. Dans les faits : un engagement foncier de 40 ans sur des terres d’élevage, en secteur habité.
En secteur habité
Le projet s’implante au plus près des maisons. L’une d’elles se retrouverait même enchâssée dans l’installation, au contact direct des panneaux, ce qui pose d’emblée la question du paysage et du cadre de vie pour les décennies à venir.
Des effets à long terme
Les riverains s’inquiètent des effets à long terme : sur les sols agricoles, sur leur capacité à retrouver un usage normal en fin de bail, sur la biodiversité, mais aussi sur le foncier et la valeur des habitations voisines. Autrement dit, ce qui est présenté comme temporaire sur le papier pourrait laisser des traces durables sur le terrain.

Un risque de précédent
Au-delà de ce projet précis, une crainte domine : celle d’un effet domino. Si ce modèle se généralise, les terres agricoles non constructibles pourraient devenir, peu à peu, des supports privilégiés pour des installations industrielles.
Les riverains résument leur position sans détour :
« À ce stade, nous demandons simplement que soient pris en compte les impacts à long terme de ce projet sur les sols agricoles, l’environnement, le foncier et le cadre de vie local. »
À Nort-sur-Erdre, le débat ne fait que commencer.
